[Newsletter] Le scandale (danger?) de la donation plasma dans un ghetto, et autres sujets....
Chaque semaine, je partage avec vous ce que j'ai testé, les découvertes de la semaine, et plus encore.
🧬 Biohacking — Édition de la semaine
Quand les données contredisent l’intuition
Cette semaine, j’ai fait ce que je fais tous les trois à quatre mois : porter un capteur de glucose en continu (type Dexcom G7), simplement pour vérifier que mes choix restent cohérents avec mes objectifs.
Un rituel devenu presque routinier.
Et pourtant.
En testant un protocole de type régime élémentaire — notamment inspiré des travaux du Dr Michael Ruscio — ma glycémie est montée à 216 mg/dL.
Un chiffre qui surprend. Qui dérange même.
Sur le moment, on doute. Puis on analyse.
La formulation de ces préparations repose sur des glucides rapidement assimilables — souvent autour de 30 grammes par prise, sous forme de maltodextrine ou équivalent. Le pic n’a donc rien d’anormal. Il est même parfaitement prévisible.
Ce n’est pas une erreur.
C’est un choix.
Et c’est précisément là que le sujet devient intéressant.
Car en parallèle, ce protocole améliore nettement le confort digestif.
Ce que l’on gagne d’un côté, on semble le perdre de l’autre.
Il ne s’agit plus d’optimiser.
Il s’agit d’arbitrer.
Entre stabilité glycémique et apaisement intestinal, la réponse n’est pas évidente.
Elle ne l’est jamais, d’ailleurs.
L’illusion du protocole parfait
Le biohacking vend parfois une idée séduisante : celle d’une solution capable de tout améliorer, simultanément.
Dans la réalité, le corps fonctionne autrement.
Chaque intervention agit sur plusieurs systèmes à la fois.
Améliorer l’un peut déséquilibrer un autre.
Ce que cette expérience rappelle, c’est qu’aucun protocole — aussi bien conçu soit-il — n’est universel.
Et surtout, qu’aucun n’est neutre.
Si vous tournez en rond dans vos entraînements, c’est normal.
Le corps s’adapte vite.
Et sans nouveauté, les résultats ralentissent — voire s’arrêtent.
C’est pour cela que je ne crois pas aux approches uniques.
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Plasma : deux mondes qui ne se rencontrent pas
Dans un tout autre registre, j’ai voulu explorer une version plus accessible d’une pratique souvent évoquée dans les cercles de longévité : la plasmaphérèse.
Elle a ses détracteurs, j’en parlerai une autre fois.
Je l’ai déjà expérimentée dans un cadre thérapeutique, il y a quelques mois.
Dans ces conditions, le coût peut atteindre 10 000 à 12 000 dollars.
Difficilement transposable car peu abordable.
Je me suis donc tournée vers une alternative plus “terrain”.
Dès la première tentative, la réalité s’impose.
En tant que groupe sanguin O− — particulièrement recherché — on me propose (limite, on m’impose) un prélèvement complet. Globules rouges, blancs, plaquettes.
Je décline. Pourquoi ? Parce que je voyage dans quelques jours, et j’ai besoin de toute mon immunité (globules blancs) ; je m’entraîne pour ma future montagne, j’ai besoin de mes globules rouges. Quant aux plaquettes, on me les demande mais en général, comme je suis limite, on finit par ne pas me les prendre.
Quelques jours plus tard, je me rends donc dans un centre spécialisé, Octapharma Plasma, avec l’intention de ne donner que du plasma.
À l’arrivée : contraste saisissant. La localisation ? Un quartier dit “difficile”, comprendre “un ghetto”.
La salle d’attente est pleine de personnes ayant l’air au bout de leur vie (pas an sens maladie, au sens de “survivre au lieu de vivre”).
Certaines personnes restent en groupe, autour d’un leader, cela fait très traffic de drogue.
L’organisation est plus brute.
Même si on a réservé, il faut faire la queue comme n’importe où.
Et surtout, et voilà pourquoi la salle d’attente est pleine de personnes à l’air épuisée, sans énergie…disons-le simplement : PAUVRES…TRES PAUVRES.
En discutant, je comprends rapidement que la majorité des donneurs sont rémunérés. Je dis “majorité” pour faire bien….99% est plus proche de la réalité.
Pour info, on peut gagner jusqu’à $750 par mois !
Il existe apparemment un traffic de plasma aussi, où certaines personnes sont “obligées” de donner 50% de ce qu’elle gagne à un lord qui contrôle le centre (oui, cela s’appelle du racket).
Ce n’est pas le principe qui surprend. Vu l’endroit, je ne m’attendais pas à un accueil Neuilly, petits fours et autres.
Non.
C’est l’écart.
D’un côté, une médecine de précision, coûteuse, confidentielle. Limitée à certaines personnes très fortunées. Pourquoi pas, je n’ai rien contre….mais…
De l’autre, une économie du corps, où le don devient une ressource. Et où on vous laisse donner votre plasma tous les quelques jours !!!
Entre ces deux réalités, il n’existe quasiment aucun espace intermédiaire.
Et c’est peut-être là que se situe la vraie question. Et l’éthique dans tout ça ?
Ce que ces expériences disent, au fond
Ces deux situations — très différentes en apparence — racontent pourtant la même chose.
Le biohacking n’est pas une discipline de certitudes.
C’est une pratique d’observation.
Mesurer, tester, ajuster.
Et accepter que certaines réponses ne soient ni simples, ni immédiates.
Un protocole peut être pertinent sans être optimal.
Une stratégie peut être efficace, tout en restant imparfaite.
Ce qui compte, finalement, ce n’est pas la méthode.
C’est la compréhension que l’on en tire.
Ajuster, sans sur-réagir
Dans l’immédiat, mes décisions sont simples.
Limiter les sources de glucides liquides à absorption rapide, même lorsqu’elles sont présentées comme “thérapeutiques”.
Continuer à explorer des alternatives digestives plus lentes, plus stables.
Et surtout, ne pas tirer de conclusions hâtives à partir d’un seul signal.
Le corps ne se lit pas en un chiffre.
Une question ouverte
Si vous étiez confronté(e) à ce type de dilemme — améliorer un paramètre au détriment d’un autre — comment feriez-vous votre choix ?
Privilégieriez-vous le court terme, ou l’équilibre global ?
L’efficacité immédiate, ou la stabilité sur la durée ?
Je serais sincèrement intéressée par votre réflexion.
Pour conclure
Il y a une tentation, dans le biohacking, de vouloir tout optimiser.
Mais peut-être que la véritable maîtrise commence ailleurs.
Dans la capacité à observer sans se précipiter.
À comprendre sans simplifier.
Et à accepter que certaines réponses prennent du temps.
Oh, et si vous vous demandez ce que j’ai fait côté plasma, j’ai pris mes jambes à mon cou dès que j’ai entendu “tu as vu sa voiture”, “elle a l’air friquée”…je me suis dit “ne tentons pas le diable”, après tout, Oakland est la capitale du meurtre des USA, et je me trouve dans un des quartiers les plus chauds, où l’on tue pour moins de $200.
Donc, je n’ai pas donné mon plasma.
Valérie Orsoni
Biohacker depuis 1998 et Experte en Longévité
Autrice 55 ouvrages, traduits en 5 langues
==> LeBootCamp.FIT pour mes programmes fitness & nutrition
==> @valerieorsoni sur Instagram
==> Vêtements de sport et lifestyle non toxiques et 100% recyclés LiliWarrior.fr et MARKET, un marché de produits longévité, beauté et biohacking triés sur le volet et testés par moi-même
IG @valerieorsoni
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