OPINION — Quand être malade devient la norme
Il y a quelque chose de profondément préoccupant dans notre société.
Être malade est désormais considéré comme normal.
Diabète.
Rapports cholestérol gravement déséquilibrés.
Maladies pulmonaires chroniques.
Pathologies cardiaques.
Maladies auto-immunes.
Troubles digestifs.
États inflammatoires chroniques.
Ces situations ne sont plus perçues comme des signaux d’alerte.
Elles sont présentées comme des étapes de la vie.
Nous tombons malades de plus en plus jeunes — et de plus en plus souvent.
Il n’est plus choquant de voir un adulte de 22 ans confronté à une maladie auto-immune invalidante, à des troubles digestifs sévères ou à une inflammation systémique.
Et que fait-on ?
On médicamente.
Immédiatement.
Souvent à vie.
Et la plupart du temps, sans questionner — parce que l’on part du principe que la blouse blanche a forcément raison.
Les médicaments comme norme sociale
Lors de dîners ou de soirées, les conversations dérivent naturellement vers les ordonnances :
« Avant de me coucher, je dois prendre mes médicaments. »
« Il faut que je renouvelle cette prescription. »
« Je ne peux pas manger ça, ça interfère avec mon traitement. »
On énumère les pilules que l’on prend presque comme un badge de l’âge adulte. Comme si la maladie était inévitable. Comme si être sous traitement était l’état par défaut du corps humain moderne.
Et presque toujours, la phrase rassurante arrive :
« Mais ce médicament n’a pas d’effets secondaires. »
Souvent juste après :
« Je ne prends que de l’oméprazole et de l’Advil, donc ça va… »
Des diagnostics jamais remis en question
Ce qui me choque le plus, c’est à quel point les diagnostics sont rarement réévalués.
Une étiquette posée il y a 5, 10, parfois 15 ans devient une vérité définitive — alors même que la science évolue, que les connaissances progressent et que la physiologie humaine n’est absolument pas figée.
Je connais personnellement des personnes qui prennent des IPP ou des corticoïdes depuis plus de dix ans sans jamais avoir réévalué la nécessité réelle de ces traitements — et sans avoir été informées des conséquences à long terme : fragilité osseuse, atteintes gastriques, fonte musculaire, vieillissement accéléré, dérèglements métaboliques… pendant que le problème initial, lui, n’est souvent jamais résolu.
Pourquoi est-il considéré comme radical de se demander :
Ce diagnostic est-il toujours valable aujourd’hui ?
Existe-t-il des alternatives avant un traitement à vie ?
Pourquoi ne pas s’attaquer aux causes plutôt qu’à la simple suppression des symptômes ?
Le deux poids deux mesures des « solutions acceptables »
Et pourtant — ironie totale — dès que quelqu’un refuse d’accepter la maladie comme une fatalité, le jugement arrive.
L’échange plasmatique thérapeutique ?
Acceptable pour des pathologies graves… mais pas pour éviter de tomber malade.
Respirer de l’oxygène parce que nos poumons sont devenus faibles ? Normal.
Respirer de l’air enrichi en hydrogène pour soutenir la fonction mitochondriale ? Absurde.
La lumière rouge ? Suspecte.
Un sauna infrarouge à domicile ? Extrême.
Mais s’asseoir dans un jacuzzi public saturé de chlore ne pose aucun problème.
S’injecter de l’insuline ou de l’Ozempic (qui sont des peptides, au passage) ? Aucun souci.
Utiliser des peptides à visée longévité ou réparation tissulaire ? Dangereux.
Prendre dix médicaments par jour ? Responsable.
Prendre des compléments pour soutenir la physiologie ? Complètement fou.
Soudain, ça, c’est jugé excessif.
Soyons clairs :
Dans notre société, il est acceptable d’être malade.
Ce qui ne l’est pas, c’est de ne pas vouloir l’être.
« C’est normal d’être malade en hiver »
Vraiment ?
On l’entend sans cesse :
« Tout le monde attrape un rhume en hiver. »
« Le système immunitaire baisse. »
« C’est comme ça. »
Non.
Ce narratif sert très bien une industrie en particulier — mais il ne reflète pas la manière dont les humains ont fonctionné pendant la majeure partie de leur histoire.
Avant :
l’alimentation ultra-transformée
la consommation massive de sucre
les huiles de graines
la sédentarité
le manque chronique de sommeil
les gens ne tombaient pas malades chaque hiver.
La maladie existait, bien sûr — mais elle était l’exception, pas la norme.
Avançons jusqu’en 2026 :
attraper un rhume, la grippe, le COVID ou « un virus » une ou plusieurs fois par an est désormais considéré comme normal.
Je refuse cette idée.
Supprimer les symptômes au lieu de soutenir la guérison
Pire encore, lorsqu’un simple rhume apparaît — fièvre, toux, nez qui coule — le réflexe est immédiat :
Advil. Sudafed. Flonase. Pastilles pour la gorge.
Peu de gens savent que ces médicaments ont de vrais effets secondaires. Encore moins sont informés que la fièvre est un outil biologique, pas une erreur. La supprimer retarde souvent la guérison au lieu de l’accélérer.
Les pastilles pour la gorge, chargées de sucre ou d’édulcorants, augmentent l’inflammation. Les sprays nasaux perturbent les défenses naturelles des muqueuses.
J’aime dire :
Un rhume traité dure sept jours.
Un rhume non traité… dure une semaine.
Une note personnelle
Je n’ai pas été malade depuis plus de trois ans. Je ne m’en vante pas — je constate simplement.
Je ne compte pas un épisode pulmonaire après la Tanzanie, clairement environnemental : surcharge de plastique et air pollué ayant agressé mes poumons. C’était mécanique, pas infectieux.
Je parle de maladies classiques : toux, fièvre, courbatures.
Comme tout le monde, je suis exposée chaque jour à des milliers de virus et de bactéries. La différence n’est pas l’exposition — c’est la résilience.
Récemment, j’étais avec six membres de ma famille.
Un virus a circulé.
Cinq personnes sont tombées malades.
Deux non : mon père et moi.
Les deux personnes qui biohackent activement leur santé.
Ai-je senti quelque chose arriver ? Oui. Un léger écoulement nasal pendant environ 48 heures.
Voici ce que j’ai fait immédiatement :
suppression totale du sucre (même le chocolat noir) pendant 48 heures
bouillon d’os, protéines maigres, bonnes graisses
baisse de l’intensité mais maintien de la marche quotidienne, objectif Oura atteint
gargarismes et rinçages des sinus à l’eau salée, avec quelques gouttes d’extrait de pépins de pamplemousse
sommeil
repos
laisser le corps faire son travail
Résultat : le virus ne s’est pas installé.
Le réflexe occidental : supprimer, pas soutenir
Dans environ 75 % du monde occidental, le réflexe est le même :
supprimer la douleur
supprimer la fièvre
supprimer l’inconfort
Puis rester au lit à scroller, regarder des écrans, surstimuler le cerveau — l’organe le plus énergivore du corps — alors que ce dont il a réellement besoin, c’est de repos.
Et on justifie tout cela par :
« C’est normal d’être malade. »
Je dis non
Je ne prétends pas que je ne serai plus jamais malade. Ce serait malhonnête. Et personne ne peut dire de quoi l’avenir sera fait.
Mais je refuse :
d’accepter la maladie comme état de base
de normaliser la fragilité chronique
de déléguer toute la responsabilité de ma santé
de traiter les symptômes en ignorant les causes
À la place, je choisis de :
construire un corps résilient
remettre en question des narratifs obsolètes
utiliser les outils modernes en prévention, pas en dernier recours
partager ce qui fonctionne pour permettre des choix éclairés
Parce que la maladie devrait être un signal, pas un mode de vie.
Et vous, qu’en pensez-vous ?
Valérie Orsoni
Biohacker depuis 1998 et Experte en Longévité
Autrice 55 ouvrages, traduits en 5 langues
==> LeBootCamp.FIT pour mes programmes fitness & nutrition
==> @valerieorsoni sur Instagram
==> Vêtements de sport et lifestyle non toxiques et 100% recyclés LiliWarrior.fr et MARKET, un marché de produits longévité, beauté et biohacking triés sur le volet et testés par moi-même
IG @valerieorsoni
🎤 HealthTech Week, San Francisco (Jan 16, 2026)
🎤 Sleep is Your Super Power, Sacramento (Jan 17, 2026)
🎙 Longevity Leadership Conference – Verizon Innovation Lab, Los Angeles - Mar 18–19, 2026)
🎤 Biohackers World Conference & Expo, Los Angeles (Mars 28-29, 2026)
🎙 HealthSpan Summit, Los Angeles (Oct 2–4, 2026)
🎙 Reclaiming Health & Longevity Symposium (El Salvador, Nov 8–9, 2026)



Je suis complètement d’accord avec ce que tu dis. D’ailleurs c est pour cela que je continue à regarder pour mon hachimoto car je suis persuadé qu il y a qlqc a faire a part prendre la L Thyroxine. Je préfère faire les choses naturellement que de prendre des médicaments qui finalement ne sont pas forcément bon pour nous